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Le procès des sorcières de Salem est un épisode fameux de l'histoire coloniale des États-Unis qui entraîna la condamnation et l'exécution de personnes accusées de sorcellerie en 1692 dans le Massachusetts. Généralement analysé comme découlant d'une période de luttes intestines et de paranoïa puritaine, ce procès se solde par l'exécution de vingt-cinq personnes et l'emprisonnement d'un bien plus grand nombre.

Les fameux procès des sorcières de Salem intentés de 1692 à 1693, l'affaire commença à l'hiver 1691-1692. Ils furent tragiques pour la communauté magique.

Les historiens de la magie s’accordent à dire que parmi les soi-disant juges puritains se cachaient au moins deux Ratisseurs connus qui se vengeaient de querelles initiées en Amérique.

Génarelement analysé comme découlant d'une période de luttes intestines et de paranïa puritaine, ce procès se solde par l'exécution de vingt-cinq personnes et l'emprisonnement d'un bin plus grand nombre.

Parmi les morts figuraient effectivement des sorcières, mais celles-ci étaient innocentes des crimes pour lesquels elles avaient été arrêtées. Les autres victimes étaient principalement des Non-Maj's qui avaient eu la malchance de se faire attraper dans l’hystérie et la soif de sang collectives.

À l'entrée du MACUSA se trouve le Mémorial de Salem qui rend hommage aux victime de ces procès.

Histoire.

Début de l'affaire.

Durant l'hiver glacial de 1691/1692, Betty Parris et Abigail Williams, respectivement fille et nièce du révérend Samuel Parris, se mettent — dit-on — à agir d'une curieuse manière : elles parlent une langue inconnue, se cachent, traînent des pieds en marchant. Les médecins consultés ne parviennent pas à identifier le problème ; l'un d'eux conclut même à une possession satanique. Parris et les autres notables de la ville pressent Betty et Abigail, puis les autres jeunes filles atteintes de manière identique, Ann Putnam, Betty Hubbard, Mercy Lewis, Susannah Sheldon, Mercy Short, et Mary Warren, de nommer ceux qui les ont maudites. Les jeunes filles se décident alors à donner des noms.

Les trois premières femmes accusées sont Sarah Good, Sarah Osborne et Tituba. Sarah Good est une mendiante, fille déshéritée d'une aubergiste française qui s'était donné la mort quand Sarah était adolescente, une femme louche : elle murmure quand on lui donne de la nourriture. Sarah Osburne est une vieille femme, alitée, qui a suscité la réprobation générale en captant l'héritage des enfants de son premier mari pour le remettre à son nouvel époux. Quant à Tituba, c'est l'esclave barbadienne (ou Ashantis) de Samuel Parris.

Les trois femmes sont officiellement accusées de sorcellerie le 1er mars 1692 et mises en prison. D'autres accusations suivent : Dorothy Good (la fillette de Sarah Good, âgée de 4 ans), Rebecca Nurse (une grand-mère malade et pieuse), Abigail Hobbs, Deliverance Hobbs, Martha Corey, ainsi qu'Elizabeth et John Proctor. Les prisons se remplissent progressivement et un nouveau problème surgit : sans forme légitime de gouvernement, les accusés ne peuvent être jugés. Ainsi, aucun procès n'a lieu avant la fin mai 1692, lorsque le gouverneur William Phips arrive et institue des procès. Sarah Osburne est déjà morte en prison sans avoir été jugée, Sarah Good a accouché d'une petite fille, Mercy, plusieurs autres accusés sont malades. Environ 80 personnes attendent leur procès dans les geôles.

Les procès.

Gravure représentant un procès pour sorcellerie à Salem au XVIIe siècle.

Pendant l'été, la cour est en session une fois par mois. Une seule accusée est relâchée, après que les jeunes accusatrices se rétractent à son sujet. Tous les procès se terminent par la condamnation à mort de l'accusé pour sorcellerie, aucun acquittement n'est prononcé. Seuls ceux qui plaident coupable et dénoncent d'autres suspects évitent l'exécution capitale.

Elizabeth Proctor, et au moins une autre femme, bénéficient d'un sursis à exécution « parce qu'elles sont grosses » : quoique condamnées, elles ne seront pendues qu'après la naissance de leur enfant. Une série de quatre exécutions a lieu au cours de l'été, avec la pendaison de dix-neuf personnes, au nombre desquelles : un ministre du culte respecté, un ancien policier qui a refusé d'arrêter davantage de prétendues sorcières, et trois personnes disposant d'une certaine fortune. Six des dix-neuf victimes sont des hommes ; la plupart des autres sont de vieilles femmes misérables.

La terre souffre autant que les hommes. Les bêtes ne sont plus soignées, les récoltes sont laissées à l'abandon. Des accusés prennent la fuite vers New York ou au-delà pour échapper à l'arrestation. Les scieries sont vides, leurs propriétaires disparus ou perturbés, leurs employés trainant devant les prisons, participant aux réunions communautaires, ou eux-mêmes arrêtés. Le commerce ralentit fortement.

Épilogue.

Les procès en sorcellerie s'achèvent finalement en octobre 1692. Les accusés sont progressivement mis en liberté jusqu'au printemps suivant. Officiellement, le gouverneur royal du Massachusetts, Sir William Phips, met un terme à la procédure après l'appel formé par le clergé bostonien mené par Increase Mather. Celui-ci publie « Cases of Conscience Concerning Evil Spirits » (Cas de conscience regardant les esprits maléfiques) le , ouvrage qui contient notamment la phrase suivante: «Il apparaît préférable que dix sorcières suspectées puissent échapper à leur châtiment, plutôt qu'une personne innocente soit condamnée».

L'affaire a eu un impact si profond qu'elle a contribué à réduire l'influence de la foi puritaine sur le gouvernement de Nouvelle-Angleterre et a indirectement conduit aux principes fondateurs des États-Unis.

Conséquences.

Mémorial de Salem à l'entrée à MACUSA

L’histoire de Salem était importante pour la communauté magique pour des raisons qui dépassaient la perte tragique de vies humaines. Dans un premier temps, de nombreuses sorcières et de nombreux sorciers fuirent l’Amérique, et bien plus encore décidèrent de ne pas venir s’y installer. Ceci entraîna des modifications intéressantes de la population magique d’Amérique du Nord comparée aux populations d’Europe, d’Asie et d’Afrique. Jusqu’au début du XXe siècle, la population américaine comptait moins de membres de la communauté magique que les quatre autres continents réunis. Les familles de sang pur qui étaient bien informées des activités des puritains et des Ratisseurs n’allaient généralement pas en Amérique. Cela signifie que le Nouveau Monde comptait un pourcentage bien plus élevé de sorciers nés-Non-Maj' que le reste du monde. Même si ces sorcières et ces sorciers se mariaient et fondaient leur propre famille magique, l’idéologie du sang pur qui tient une place importante dans l’histoire de la magie en Europe ne rencontre donc pas autant d’adeptes en Amérique.

La conséquence la plus importante des évènements survenus à Salem fut peut-être la création en 1693 du Congrès magique des États-Unis d’Amérique, environ un siècle avant sa version non-maj’. Ce congrès connu par les sorciers et sorcières d’Amérique sous l’abréviation MACUSA réunit pour la première fois la communauté magique d’Amérique du Nord et conçut des lois spécifiques permettant la cohabitation des mondes magique et Non-Maj’, à l’instar des pays voisins.

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